PM2.5, CO2, COV : lire les mesures d’un capteur

Un capteur ne purifie rien, mais il vous dit quand agir — et surtout si votre action a servi à quelque chose. Encore faut-il savoir lire ses chiffres sans les surinterpréter.
PM2.5 et PM10 : les particules
Exprimées en µg/m³, elles mesurent les poussières fines en suspension. L’OMS recommande de ne pas dépasser 15 µg/m³ de PM2.5 en moyenne sur 24 heures. En intérieur, une cuisson à la poêle ou une bougie fait facilement grimper la valeur au-delà de 100 µg/m³ pendant une heure.
CO2 : l’indicateur de renouvellement
Le CO2 n’est pas dangereux aux niveaux domestiques, mais il trahit le manque de ventilation. L’air extérieur tourne autour de 420 ppm. Visez moins de 800 ppm ; au-delà de 1 500 ppm, la concentration baisse et il est temps d’ouvrir. C’est la mesure la plus utile au quotidien.
COV : à lire en tendance
Les capteurs grand public donnent un indice de COV totaux, pas une concentration fiable molécule par molécule. Utilisez-le en relatif : un pic après un ménage aux produits parfumés ou l’arrivée d’un meuble neuf est un signal d’aération, pas un diagnostic sanitaire.
Ce qui fausse les mesures
Placez le capteur à 1,2 à 1,5 m du sol, à distance des fenêtres, des plaques de cuisson et de la sortie d’un purificateur. Un capteur posé devant la bouche de soufflage affichera un air parfait dans une pièce polluée. Prévoyez 24 heures de rodage après la première mise sous tension.
Transformer la donnée en action
Le bon réflexe : noter les pics, identifier la source — cuisson, bricolage, trafic, chambre fermée la nuit — puis corriger en aérant, en extrayant ou en filtrant. Le capteur sert à cibler l’effort, pas à décorer une étagère.
À retenir
Le CO2 pour la ventilation, les PM2.5 pour la filtration, les COV en tendance. Placement soigné et lecture dans la durée.